Description du produit
De toutes ces histoires, il reste des images et
des mots. De ce que nous avons pu écrire,
photographier, de nos incursions dans la vie des
gens, reste aussi la colère de n’y avoir pu rien
changer. Ou si peu.
Au retour de chaque reportage, on nous demande :
« Alors comment c’était ? ». Corentin ne sait jamais
quoi répondre. « La question est trop générale ».
Et puis le photographe « déteste le blabla », les
bons sentiments et tout ça. Corentin à des idées,
mais il préfère que je les défende. Au mieux, il
montre les photos et puis le lecteur comprend.
Corentin aime les photos « symboliques, celles
qui se passent de mots, qui résument tout ».
D’ailleurs, il cite toujours en exemple le fameux
cliché de la Place Tienanmen où un jeune homme
fait face aux chars de l’armée chinoise, au mois de
juin 1989. Alors, je raconte pour nous, parce que
c’est Corentin et parce que c’est mon métier.
Quand Corentin m’a demandé d’introduire ses
images, je me suis demandée quels mots j’allais
choisir pour ses photos. Coincée entre l’avantpropos
de Jean-François Leroy, directeur du
Festival Visa pour l’Image, et les photos de mon
binôme journalistique, j’étais à court. J’ai retardé
jusqu’au moment où un texto incendiaire en
direct d’un reportage depuis une école à Portau-
Prince est venu me rappeler à l’ordre. «Il me
le faut urgemment pour vendredi!». Oups. Nous
sommes mercredi et je n’ai pas écrit une ligne.
Comment faire la relation entre l’injustice de la
guerre en Afghanistan, le drame du séisme à
Haïti, les combats inter-ethniques au Nord-Kivu
? Comment résumer en une page, la rage et la
force des Chemises rouges en Thaïlande, des
émeutiers à Athènes, celles des manifestants anti-
CPE ? Ce qui réunit toutes ces personnages qui
sont passés sciemment ou non devant l’objectif,
c’est le combat.
des mots. De ce que nous avons pu écrire,
photographier, de nos incursions dans la vie des
gens, reste aussi la colère de n’y avoir pu rien
changer. Ou si peu.
Au retour de chaque reportage, on nous demande :
« Alors comment c’était ? ». Corentin ne sait jamais
quoi répondre. « La question est trop générale ».
Et puis le photographe « déteste le blabla », les
bons sentiments et tout ça. Corentin à des idées,
mais il préfère que je les défende. Au mieux, il
montre les photos et puis le lecteur comprend.
Corentin aime les photos « symboliques, celles
qui se passent de mots, qui résument tout ».
D’ailleurs, il cite toujours en exemple le fameux
cliché de la Place Tienanmen où un jeune homme
fait face aux chars de l’armée chinoise, au mois de
juin 1989. Alors, je raconte pour nous, parce que
c’est Corentin et parce que c’est mon métier.
Quand Corentin m’a demandé d’introduire ses
images, je me suis demandée quels mots j’allais
choisir pour ses photos. Coincée entre l’avantpropos
de Jean-François Leroy, directeur du
Festival Visa pour l’Image, et les photos de mon
binôme journalistique, j’étais à court. J’ai retardé
jusqu’au moment où un texto incendiaire en
direct d’un reportage depuis une école à Portau-
Prince est venu me rappeler à l’ordre. «Il me
le faut urgemment pour vendredi!». Oups. Nous
sommes mercredi et je n’ai pas écrit une ligne.
Comment faire la relation entre l’injustice de la
guerre en Afghanistan, le drame du séisme à
Haïti, les combats inter-ethniques au Nord-Kivu
? Comment résumer en une page, la rage et la
force des Chemises rouges en Thaïlande, des
émeutiers à Athènes, celles des manifestants anti-
CPE ? Ce qui réunit toutes ces personnages qui
sont passés sciemment ou non devant l’objectif,
c’est le combat.

